Y à-t-il plus grand que moi ?

6/7/2016

Histoire de ma vocation, mon souvenir d’enfant.

Je suis en 2e année, la question du petit catéchisme disait :

«Pourquoi Dieu nous a- t- l créés ? »

 «C’est pour le connaître, l’aimer et le servir.»

Ma mère avait deux sœurs religieuses et un frère Père Oblat. Ils venaient nous voir à tous les cinq ans.

J’observais que mes tantes se retiraient dans la chambre pour prier et que mon père les conduisait à la messe à tous les jours de la semaine.

Dans ma tête d’enfant, ma réflexion était la suivante : « Si je fais une sœur, j’apprendrai à mieux prier Dieu, à mieux l’aimer et à mieux le servir.»

Je ne sais pas si c’est à la même époque mais je me souviens d’avoir dit à ma mère : «S’il vient un monsieur qui veut me marier, sortez-le dehors avec le balai.»

Je gardais l’espérance que mes problèmes de santé, un jour, ne soient plus qu’un souvenir. Souvent je disais à Dieu : «Pourquoi me donnez-vous le désir et pas la santé? »

Un jour, au sanctuaire de Beauvoir j’ai prié et j’ai redonné mon désir au Seigneur. « Si un jour, vous avez besoin de moi, faites-moi signe.»

J’ai cherché pour découvrir une communauté qui accepterait une personne avec une santé fragile.

Les communautés avaient publié un volume intitulé CHOISIS. J’ai fait des demandes. Et la réponse que je recevais était:« Vous n’avez pas la santé suffisante.»

Un jour, j’ai eu le bonheur de connaître les oblates à Sherbrooke. Elles m’ont informée de l’existence des oblates externes.

J’ai fait une demande au Père Parent pour être admise en service externe en lui donnant les détails de mes incapacités physiques.

Ma réflexion était que je n’avais rien à offrir à l’Institut comme oblate interne. En plus de mon désir, il me manquait une condition essentielle : participer aux œuvres…

Une année durant, aucune nouvelle du Père Parent au sujet de ma demande. Un jour, il arrive chez ma mère, il me demande de sortir à l’extérieur pendant qu’il parlerait à ma mère. De retour à l’intérieur, il me dit: « On vous accepte, on vous attend.» Je suis très surprise.

Père Parent me dit:« Si vous avez la vocation, votre maladie d’eczéma va guérir.» Il y a quelque chose de miraculeux qui s’est produit pour toujours.

En 2000, je suis hospitalisée pour un problème de fibrillation auriculaire. Le médecin m’informe que je ne peux pas prendre des médicaments comme l’aspirine en même temps que le coumadin.

Je dis au médecin : «J’ai de fortes douleurs à la tête, si je cesse mes médicaments, je vais mourir de douleur car si je ne prends pas du coumadin, je suis en danger de paralyser.»

Le matin suivant, je ne ressens plus aucune douleur et ce depuis l’an 2000. Je crois qu’un plus GRAND que moi fait partie de la solution.

Je suis dans l’Institut depuis18 mois. Je reçois de la vie, un présent. Je suis nommée animatrice de l’équipe Notre-Dame–des-Ouvriers à Montréal.

Ma première impression a été : « Père Parent ne connaît pas mes limites.»

Ma deuxième impression a été : «Père Parent et Reine-Aimée ont peut-être découvert quelques aspects de ma personnalité que je ne connaissais pas.»

J’accepte en me disant : «Qu’il ne peut m’arriver pire que d’échouer. »

Le cadeau…JE ME SUIS RENCONTRÉE.

Je réalise que j’ai du jugement, je suis empathique, sereine, avec des capacités de régler des situations difficiles dans la paix et la compréhension.

Des souffrances font toujours partie de mon quotidien.

Un plus GRAND que moi, me donne l’énergie et l'espérance.

Marie-Paule F.