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Vous connaissez sans doute la publicité que nous voyons parfois à la télé, des gens qui tombent à la renverse à l’annonce d’un cancer. Je trouvais que ce mouvement était un peu exagéré. Un jour, j’ai compris que ce geste était juste.
À travers cette vidéo, je vous livre mon témoignage en toute humilité parce que la grâce du moment présent fut pour moi source de vie et d’espérance à l’annonce de cette maladie.

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témoignage louise fleury

Louise Fleury, Volontaire de Dieu

Publié dans Témoignages
vendredi, 18 janvier 2019 18:19

Témoignage Bonheur

simone huneault

Merci à M. Jacques Théberge, I.V.Dei, de m’avoir invitée à faire une relecture de ma vie pour humblement témoigner du Bonheur qui prend racine en moi au fil des ans.

Jeune adulte, j’ai eu le bonheur de devenir membre de l’Institut séculier Les Oblates missionnaires de Marie-Immaculée. Je suis donc une laïque consacrée appelée à vivre et témoigner l’Amour du Christ en plein monde.

Là où elle est appelée à être, toute personne a une mission. Nous, les Oblates, nous avons la mission confiée aux membres des Instituts séculiers : exercer une présence responsable et une action transformante au cœur des réalités quotidiennes, pour les orienter dans le sens de l’Évangile. C’est donc au cœur du monde, par notre façon d’être et d’agir dans notre profession, métier ou autres engagements, que nous vivons notre consécration par vœux et que nous participons à l’avènement du Royaume de Dieu sur la terre.

Missionnaire partout où le Christ a ses droits, l’Oblate peut demeurer dans son milieu ou aller vivre dans un autre endroit ou pays. Pour ma part, j’ai ressenti l’appel à être missionnaire dans un autre pays. Quel bonheur quand on m’a offert d’aller en Bolivie. Pendant près de 25 ans, j’ai vécu à Oruro, ville située à environ 3,700 mètres d’altitude et puis, une dizaine d’années, dans la vallée de Cochabamba. Les pères Oblats, confrères de notre fondateur le Père Louis-Marie Parent O.M.I., accueillaient les oblates dans leurs paroisses et nous travaillions selon nos talents, notre profession et créativité, en réponse aux besoins du milieu.

En Bolivie, étant enseignante de profession, j’ai travaillé à l’alphabétisation des adultes, en éducation populaire dans le domaine social, à l’implantation et animation des Communautés de base… Les diverses activités, surtout les réussites, m’apportaient du bonheur que je résumerais en une satisfaction et un épanouissement personnels. Mais, un petit événement m’a amenée à aller plus en profondeur.

Un soir, à Oruro, alors qu’il pleut et que les sentiers dans le quartier sont remplis de boue, notre petite communauté chrétienne doit aller visiter une personne malade. Que faire? Y aller et prendre le risque d’avoir la grippe…? Je décide de me rendre au point de rencontre et voilà que, peu à peu, d’autres se joignent à moi. Bras dessus-dessous, nous partons dans la noirceur, à la pluie, en chantant! Mais, d’où nous vient ce bonheur? Sûrement pas des conditions extérieures. Je saisis alors que le bonheur est un état de cœur. Il vient de l’amour : j’aime ces gens, je me sens aimée d’eux. J’ai aussi la certitude apaisante que je suis là où je dois être, à ce moment précis de ma vie… comme, sans aucun doute, vous l’expérimentez aussi dans votre vocation et mission.

Parfois, on me disait : tu sembles heureuse, comment fais-tu pour être heureuse dans ces milieux appauvris, dans des conditions socio-politiques difficiles? Après avoir réfléchi à cette question, j’ai réalisé que je trouvais force et consolation dans le fait de travailler avec les gens pour créer de meilleures conditions de vie, et ainsi actualiser le projet d’amour de Dieu pour que la dignité de toute personne, la justice et l’égalité des droits soient respectées. La Parole de Dieu et les enseignements de l’Église, comme toujours, nous animaient et orientaient dans nos engagements à construire un monde plus juste et plus humain.

De retour au Canada, j’ai exercé des services dans l’Institut qui m’ont amenée à connaître les oblates et des gens de plusieurs pays. Ayant terminé ce service, je suis allée vivre et travailler dans un Batey en République Dominicaine, sur des périodes de six mois à la fois. Présentement, je demeure dans un appartement à Montréal et je poursuis ma mission en rendant différents services en appui aux autres dans la réalisation de leur propre mission. Le Seigneur me donne ainsi le bonheur de faire servir mes expériences passées.

Dans tout mon parcours de vie, je jouis d’une spiritualité axée sur l’amour, le service et la sérénité. C’est la spiritualité que le Père Parent a léguée à notre Institut. En plus de temps de prières, il s’agit de 5 attitudes que toute personne peut appliquer dans sa vie.

* Accueillir la présence de Dieu. En étant consciente de Sa présence agissante et aimante en tout et partout, je peux demeurer sereine, moins stressée; j’ai la certitude qu’Il est toujours à l’œuvre en moi, en chaque personne, dans l’histoire de l’humanité et au cœur des événements. (Marc 4, 26)

* S’abstenir de critique destructive intérieure et extérieure. * S’abstenir de plainte inutile intérieure et extérieure. Habitée par ces deux attitudes, je m’entraîne à chercher le beau et le bon dans l’autre et à regarder tout événement avec plus de lucidité. Je peux donc jouir de relations interpersonnelles enrichissantes et intervenir, le mieux possible, pour remédier aux situations problématiques. À la suite de Jésus, je suis aussi appelée à assumer les difficultés et les souffrances comme une participation au mystère pascal.

* Être de service dans un esprit de gratuité. Comme c’est libérant de répondre aux vrais besoins de l’autre, être à son service, sans attendre rien en retour! Il s’agit du bonheur de servir par amour, comme Jésus, comme la Vierge Marie.

* Être artisane de paix. La paix qui naît de l’amour est faite d’unité, de charité, de pardon et de réconciliation. Je demande à l’Esprit Saint de me transformer pour vivre ces valeurs porteuses de paix. En expérimentant moi-même la tranquillité d’esprit, je demeure attentive à construire la paix là ou je me trouve. Le vrai Bonheur est appelé à être partagé!

Au cœur de nos vies et face à ce qui se passe dans le monde, nous sommes témoins que, dans les moments difficiles, un certain bonheur peut surgir de la solidarité entre les personnes. Vivre en communion avec les autres apporte de petites lueurs d’espérance et de courage qui alimentent le bonheur si recherché par toute personne, quelles que soient sa race et sa culture. Pour ma part, célibataire, laïque consacrée, j’ai le bonheur d’avoir différents réseaux où je peux partager l’essentiel de la vie: les membres de l’Institut, mon équipe d’oblates, les membres de ma famille, la communauté paroissiale, des ami(e)s, de bons voisins…J’en remercie le bon Dieu!

Au fil des ans, au milieu de mes certitudes, doutes, réussites, échecs, rires et larmes, ma rencontre du Seigneur m’amène à fonder mon bonheur sur Son amour en toute circonstance. Avec l’aide prioritaire de la Parole de Dieu, les enseignements de l’Église, les Constitutions de mon Institut, j’apprends à mieux exercer ma liberté en prenant les meilleures décisions possibles et en gérant mes sentiments et réactions. Un beau cadeau de la Vie, c’est ressentir du bonheur alors que je n’ai aucune raison apparente d’être heureuse. Le bonheur n’est jamais acquis une fois pour toutes; chaque moment présent est une bonne occasion pour l’accueillir, le savourer, le propager!

Simone Huneault

Publié dans Témoignages

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